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CAN ET Mondial 2008: NOUZARET ? Un désastre pour le Syli .
01-11-08 13:40
Il y a: 1 yrs


AUTEUR : TOM



Le résultat du tirage au sort concernant les éliminatoires couplées CAN-Coupe du monde 2010 - devant se jouer en Angola et en Afrique du Sud- vient de tomber comme un coup de massue sur le public sportif Guinéen, lui rappelant de mauvais souvenirs. Et pour cause, dans la poule où s'est retrouvée la Guinée, figure la Cote d'Ivoire, le Burkina Faso et le Malawi.



 

Il faut reconnaître que par le passé, toutes ces trois équipes avaient déjà donné du fil à retordre aux autorités sportives Guinéennes et au Syli. Et pourtant, pour cette fois-ci, il est permis d'espérer, voire de croire en la chance du Onze Guinéen. Pour peu, que certaines vieilles habitudes soient mises à la poubelle.

 

 

Coupe d'Afrique des Nations 2008, Guinée - Côte d'Ivoire : Nouzaret effectue des changements inappropriés alors que l'équipe en place avait commencé à se hisser au même niveau de jeu que celui des Ivoiriens. Résultat : 5- 0 au coup de sifflet final. Tout récemment, Guinée Kenya encore un classement et des changements irréfléchis qui ont failli provoquer un infarctus collectif au stade du 28 septembre. Résultat : 3-2. Le public et toute la Guinée n'en revenaient pas, car les deux buts kenyans ont été marqués dans les toutes dernières minutes. Silence de cimetière après les quatre vingt dix minutes. Il est permis de faire un constat fut-il irrationnel : Et si, le temps additionnel dépassait 5 minutes ? Il est établi que c'est toujours au cours d'ultimes secondes de rencontres capitales que le Syli prend des buts bêtes. Cet état de fait peut-il être corrigé ?

 

Le Syli peut se qualifier mais…

 

Aujourd'hui, les Eléphants de Côte d'Ivoire ne constituent plus une inconnue. Ismaël Bangoura, ?le phénomène?, joue dans son registre. C'est-à-dire avant centre. Il est capable de marquer à tous les coups. Il est permis de croire que le staff Guinéen a assimilé les points forts et les points faibles des Ivoiriens et de cet adversaire coriace et plein de joueurs de niveau international. En revanche, les Guinéens ne doivent pas se focaliser sur cette seule rencontre et mettre tous leurs œufs dans le même panier. Il y a le Burkina qui ne semble pas être une foudre de guerre, mais qui n'en reste pas moins une équipe athlétique et le Malawi qui n'est plus à présenter. Car cette équipe a été à la base de la ''dislocation'' de la Féguifoot version Super V, qui a précédée celle dirigée par Bruno. Interdiction formelle de se concentrer donc sur le seul « dossier Ivoirien ».

 

 La chose la mieux partagée au monde, est le bon sens. Et le bon sens voudrait que les gens enregistrent une bonne fois pour toute que dans un match de football, il y a un vainqueur et un vaincu. Le peuple de Guinée doit le savoir, le public sportif aussi. En revanche, ce qui pose problème, c'est la manière de gagner ou de perdre. Si l'Egypte est six fois championne d'Afrique et le Cameroun quatre fois pour ne citer que ceux-ci, cela n'est pas dû au fruit du hasard. L'on peut mettre cela sur le compte de la conjugaison du talent individuel des joueurs, mais aussi et surtout sur les moyens financiers et humains mis à la disposition de leurs autorités sportives pour assurer éventuellement des victoires finales. Prendre exemple n'a jamais fait du mal, à fortiori, quand cet exemple est dans le domaine du positif. Il faut toujours se comparer aux meilleurs. Au Brésil, terminer deuxième au cours d'une compétition, équivaut à terminer dernier. En Egypte et au Cameroun aussi. C'est devenu une culture. Il n'est un secret pour personne que de nos jours, certains matches se gagnent avant même d'être joués. Pour peu que des hommes d'honneur investissent dans cette logique.

 

L'on ne le dira jamais assez, participer à un tournoi de football de niveau mondial ou africain pour simplement faire de la figuration est une chose, jouer pour la victoire finale, une autre paire de manche. C'est selon. En ce qui concerne la Guinée, l'Etat met les moyens financiers et logistiques à la disposition des autorités sportives. Il n'y a pas longtemps encore, chaque joueur du Syli recevait plus de 35 mille dollars pour rien. Pendant que le peuple réclamait la baisse du prix du sac de riz. La déception qui a suivi ces dons de primes de matches était à la hauteur de la débâcle subie contre les Eléphants. Pas de ressources humaines conséquentes et responsables. Les compétences de gestion et la connaissance de la chose footballistique des hommes qui sont en place, laissent à désirer. Encore une fois et du point de vue valeur intrinsèque, le talent que possèdent les joueurs guinéens fait qu'ils n'ont absolument rien à envier aux autres joueurs, des autres pays. Rendez vous compte : Ismaël Bangoura le phénomène du football Guinéen qui marque en Champion's league devant un axe central composé par Rio Ferdinand et Vidic, tous internationaux, l'un Anglais et l'autre Serbe évoluant en plus à Man U, c'est grand. Il récidive ensuite devant un défenseur international Brésilien titulaire, appelé Juan et un autre Français Philipp Mexès de l'AS Roma.

 

Disons le clairement, ce jeune prodige aux cuisses impressionnantes peut sans l'ombre d'un doute marquer devant n'importe quelle défense au monde. En considérant qu'il y a des moments ou un seul but suffit pour gagner un match, il est ici question de faire l'impossible pour trouver la formule nécessaire pour garantir un score. Facile à dire ou à écrire, penseront certains, et pourtant, les équipes championnes, sont celles qui encaissent le moins de buts. Et c'est là qu'intervient un entraîneur de haut niveau. Un entraîneur High-tech et un staff conséquent. A y regarder de plus près, le Syli national de Guinée n'a jamais eu un problème de joueurs, mais plutôt un problème d'entourage. D'abord, un entraîneur de renom avec un CV riche de trophées et de titres.

 

 Et c'est ce qui ne manque pas, il suffit d'avoir un carnet de visite rempli et les relations qu'il faut. Ensuite, il faut des hommes qui ont pratiqué le foot de haut niveau, qui ne connaissent et ne maîtrisent que le monde du football. Des hommes qui depuis leur tendre enfance, au lieu de prendre leurs cahiers pour des révisions en rêvant un jour de devenir médecin ou ingénieur, ont préféré la pratique de ce jeu merveilleux. Il suffit tout simplement qu'on leur donne l'occasion de prouver de quoi ils sont capables. Il ne faut pas se leurrer, de nos jours, un peu partout dans le monde et dans les milieux sportifs, il n'y a que ces hommes là qui décident. Si ce n'est pas le cas partout, eh bien, ils sont légions ceux qui participent aux prises de décisions.

 

Ça ne sert à rien de passer tout son temps à gesticuler et à donner de la voix, à se péter les poumons devant l'ensemble des spectateurs du 28 septembre démontrant ainsi que le schéma expliqué la veille n'a pas été assimilé par ses joueurs. En football, quand ça ne passe pas, c'est que ça ne passera pas. Nouzaret est-il la solution finale pour le peuple sportif de Guinée ? Jusqu'à preuve du contraire.

 

Toum Alias

 








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